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Trouver ses élans au cœur de l'hiver

  • Photo du rédacteur: Eloïse
    Eloïse
  • 1 févr.
  • 3 min de lecture


Je sens l'élan d'écrire à nouveau sur ce blog, sans vraiment savoir par où commencer. Je n'ai pas d'impulsion à propos d'un sujet en particulier, ni de trame en tête. Juste l'envie, ressentie quelque part dans mon ventre, de tenir une sorte de journal que je partagerai avec les quelques lecteurs qui le souhaiteront.

J'écris ce dimanche 1er février, aux alentours de 15 heures, assise sur le canapé que je n'ai quasiment pas quitté depuis la veille, clouée par un virus déterminé à habiter mon corps.


J'adore les premiers jours des mois, l'élan de renouveau qu'ils me procurent. Le début de cycle, l'impression que tout est possible. Surtout, la sensation d'avoir à sa disposition des journées toutes neuves pouvant être vécues d'une meilleure manière que le mois dernier. Je peux tout essayer ! C'est comme avoir une nouvelle vie dans les jeux vidéos Tu as emmagasiné l'expérience des parties précédentes et tu peux te relancer sur la ligne de départ.

Les deux dernières semaines de janvier ont été challengeantes, avec un cycle menstruel difficile lié à mon Syndrome des Ovaires Polykystiques et ce virus m'empêchant de jouir pleinement de mon énergie. Cette envie de renouveau, de redémarrage à zéro, je l'ai souvent eu ces derniers temps.

Et honnêtement, je n'ai pas vécu de réel recommencement durable dans le temps. Des petites poussées internes, oui, mais qui bourgeonnent jusqu'à fleurir, pas vraiment.

J'ai toujours le désir de faire plein de choses différentes, de mettre en place des routines, des rituels, d'ajouter des pratiques à mon quotidien. Et jusqu'ici, j'ai toujours trouvé de la difficulté à les tenir sur le long terme, de manière autonome et rigoureuse.


Il y a quelques années, cela engendrait beaucoup de pression, suivi de culpabilisation. Aujourd'hui, je parlerai plus de déception. Je suis déçue de ne pas savoir plus, de ne pas réussir à aller plus loin et vivre une possible transformation.

Mais, malgré tout cela, j'avance. Même si c'est plus étalé dans le temps avec un rythme irrégulier ponctué d'accélération et de brusques ralentissements. Je ressens de la gratitude pour ces petites poussées internes, même si elles se calment rapidement, elles me permettent le mouvement. Elles n'arrivent pas forcément au moment parfait, un lundi matin, un 1er du mois ou le lendemain de la fin de mes règles. Je peux les ressentir en fin d'après-midi, en fin de semaine ou au milieu d'un moment d'immobilité, ne sachant que faire de cette énergie.


En cette fin janvier, ces poussées m'ont énormément aidées. J'ai essayé, au maximum, de les accepter, de les suivre, et de ne pas forcer lorsqu'elles venaient de partir. Une sensation de va et vient inconfortable. Mais plus je me force et pire c'est.

Et puis, une donnée est tout de même très importante : nous sommes en plein cœur de l'hiver. La terre est au repos, et nous, nous nous agitons dans tous les sens, luttant contre nos corps et notre mental pour continuer à tous prix de faire. Certes, je ne crois pas qu'il soit bon de tomber dans la torpeur la plus totale, mais ne serait-il pas bon de respecter aussi nos non-élans ?

Le temps de la floraison n'est pas encore là, ni même celui du bourgeonnement. Alors, peut-être que ces petites poussées furtives suffisent ?


Toujours est-il qu'aujourd'hui, dimanche 1er février, du fond de mon canapé, je ressens un vent de fraicheur balayer mon être. L'expérience accumulée jusqu'ici me dit de prendre soin de préserver l'équilibre entre Tapas (la discipline) et Ahimsa (la non-violence).


Joyeux mois de février à toutes et tous,


OM Shanti, Shanti, Shanti




 
 
 

2 commentaires


Peg
01 févr.

Aujourd’hui les souris avaient décidé que je devais, moi aussi, engager quelque chose de nouveau en ce début de mois de février ! En rangeant des affaires , je me suis aperçue que ces farceuses avaient laissé crottes et pipis dans le joyeux bazar de ma chambre ( j’aime bien empiler des vêtements , j’aime bien les tas quoi ) … Cette habitude d’entasser , même si j’ai une certaine méthode , je la traîne depuis …pfiouuuu … plus de 30 ans . Alors les souris ont dit « ça suffit ! » . Donc j’ai trié , j’ai rangé , j’ai jeté , et j’ai lavé , lavé , lavé … parce que si j’aime bien les tas , j’aime pas…


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Eloïse
Eloïse
02 févr.
En réponse à

Merci pour ton partage ! Et merci les petites souris d'avoir insufflé l'élan 😃

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